Le 15 janvier 2026, des millions de foyers scruteront leur compte bancaire à la recherche d’un versement salvateur. Pourtant, certains auront une mauvaise surprise : aucun virement ne tombera. Pourquoi ? Parce que même si cette avance de crédit d’impôt semble automatique, elle ne l’est pas pour tout le monde.
Qu’est-ce que l’avance de crédit d’impôt versée en janvier ?
Chaque début d’année, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) verse une avance sur certains crédits et réductions d’impôt récurrents. Son objectif ? Compenser le décalage entre vos dépenses et leur prise en compte réelle par le fisc.
En janvier 2026, cet acompte représentera 60 % des avantages fiscaux auxquels vous avez déjà eu droit en 2024. Ce paiement est basé sur les informations déclarées lors de votre déclaration de revenus au printemps 2025.
Le calcul est simple. Si vous avez bénéficié de 1 000 € de crédit d’impôt en 2024, vous recevrez 600 € en janvier 2026. Le solde, soit 400 €, viendra plus tard, une fois votre nouvelle déclaration analysée.
Qui est concerné par cette avance fiscale ?
Le versement concerne uniquement certains dispositifs fiscaux. En voici les principaux :
- Crédit d’impôt pour l’emploi à domicile
- Dépenses de garde pour les enfants de moins de 6 ans
- Dons à des organismes reconnus
- Frais d’hébergement en Ehpad ou liés à la dépendance
- Investissements locatifs (Pinel, Duflot, Scellier, Censi-Bouvard, outre-mer…)
- Adhésion à un syndicat professionnel
Ces dispositifs donnent droit à un crédit ou une réduction d’impôt l’année suivante, selon vos dépenses. Cela signifie que l’avance de janvier est réservée à ceux qui ont déjà engagé ce type de dépenses en 2024.
Quand aura lieu le versement ?
La date est déjà connue : le 15 janvier 2026. La DGFiP émettra cet acompte sous le libellé « DGFIP AVANCE CREDITIMPOT ». Selon votre banque, le virement peut apparaître avec 1 à 3 jours de décalage.
Et si votre relevé d’identité bancaire (RIB) est manquant ou erroné ? Pas de panique : un chèque sera expédié généralement dans la seconde moitié du mois.
Attention : cette avance n’est versée que si son montant est supérieur ou égal à 8 €. En dessous, vous ne recevrez rien.
Pourquoi certains foyers ne toucheront rien en janvier ?
Plusieurs raisons peuvent expliquer l’absence de virement. En voici les principales :
- Vous n’avez pas eu de dépenses éligibles en 2024 : aucun droit n’a été enregistré, donc aucun acompte en 2026.
- Vous bénéficiez pour la première fois d’un crédit d’impôt en 2025 : l’avance ne s’applique qu’à partir de la deuxième année.
- Vos dépenses concernent un dispositif qui ne donne pas droit à acompte (frais de scolarité, par exemple).
- Vous avez opté pour l’avance immédiate via l’Urssaf (services à la personne) : le crédit d’impôt est déduit en temps réel de vos factures, donc plus rien à avancer.
- Vous avez demandé vous-même une réduction ou suppression de l’acompte avant le 11 décembre 2025 sur impots.gouv.fr.
Avec toutes ces conditions, il est donc tout à fait possible de ne rien toucher en janvier, même si vous aviez l’habitude de recevoir un virement les années précédentes.
Et après janvier ?
Pas de panique si vous ne touchez rien : l’essentiel de vos crédits d’impôt sera recalculé, selon vos dépenses de 2025, à l’été 2026.
Dans la plupart des cas, le versement complémentaire aura lieu en juillet 2026, une fois votre déclaration 2026 traitée. Et si le fisc constate un trop-perçu, il régularisera en septembre 2026, mais sans pénalités si vous avez agi de bonne foi.
Que faire pour éviter les mauvaises surprises ?
- Assurez-vous que vos dépenses 2024 ont bien été déclarées au printemps 2025
- Activez ou mettez à jour votre RIB sur impots.gouv.fr
- Vérifiez si vous bénéficiez déjà d’un système d’avance immédiate pour des services à la personne
- Modifiez votre acompte si nécessaire avant le 11 décembre 2025
En restant vigilant et informé, vous pouvez maximiser vos chances de recevoir cette précieuse avance. Car au fond, chaque euro compte. Surtout quand il s’agit de votre budget en plein mois de janvier.




