Une mesure controversée vient tout juste d’être rétablie par l’Assemblée nationale. Si vous êtes salarié et que vous tombez malade, vous pourriez ne plus bénéficier d’un droit acquis depuis plusieurs années. Que risquez-vous désormais ? Cette nouvelle règle pourrait bien changer vos habitudes en matière d’arrêt de travail.
Retour de la carence pour les arrêts maladie : qu’est-ce que cela signifie ?
L’Assemblée nationale a décidé de rétablir le jour de carence pour les agents publics en arrêt maladie. Cela signifie qu’en cas d’arrêt de travail, le premier jour ne sera plus indemnisé. Concrètement, vous perdez une journée de salaire au début de votre arrêt.
Cette disposition avait été suspendue durant la crise sanitaire liée au Covid-19, afin de permettre aux malades de s’isoler rapidement sans subir de perte financière. Aujourd’hui, le gouvernement revient à un cadre plus strict.
Qui est concerné par cette réforme ?
Le retour du jour de carence s’applique principalement :
- Aux fonctionnaires, qu’ils soient d’État, territoriaux ou hospitaliers
- À tous les agents de la fonction publique sans distinction de statut
Pour les salariés du secteur privé, la règle reste inchangée. Un délai de carence de trois jours s’applique toujours avant que l’Assurance Maladie ne commence à verser ses indemnités journalières.
Pourquoi cette mesure fait débat
Le gouvernement justifie ce retour en arrière par une volonté de lutter contre l’absentéisme injustifié dans la fonction publique et de réaliser des économies budgétaires. Mais pour les syndicats, c’est un signal négatif envoyé aux agents malades.
Ils estiment que cette mesure va pénaliser les salariés les plus précaires et inciter certains à venir travailler malgré la maladie, avec les risques sanitaires que cela implique.
Quelles conséquences concrètes pour vous ?
Dès maintenant, si vous êtes fonctionnaire et déclarez un arrêt maladie, le premier jour ne sera pas payé. Voici ce que cela change :
- Vous perdez une journée de rémunération par arrêt
- En cas d’arrêts fréquents, cela peut avoir un impact conséquent sur votre revenu annuel
- Il devient plus compliqué de prendre un arrêt pour une affection bénigne (rhume, grippe légère…)
Quelques exceptions à connaître
Il existe néanmoins quelques cas pour lesquels le jour de carence ne s’applique pas :
- En cas d’affection de longue durée (ALD)
- Pour les arrêts liés à un accident du travail ou une maladie professionnelle
- Lors d’une reprise dans les six mois d’un arrêt précédent pour la même pathologie
Des recours possibles ?
Pour l’heure, cette mesure a été votée et mise en œuvre. Mais plusieurs syndicats envisagent de saisir le Conseil d’État pour contester la réforme. Il n’existe pas encore de procédure individuelle pour échapper à cette carence si vous êtes concerné.
Néanmoins, être bien informé sur vos droits et conserver vos justificatifs médicaux est essentiel pour défendre votre situation en cas de litige.
Ce qu’il faut retenir
Le jour de carence est de retour pour les agents publics. Si vous êtes concerné, pensez à anticiper ce manque à gagner en cas d’arrêt maladie. Une mesure qui risque d’impacter beaucoup de foyers, surtout les plus fragiles économiquement.
Restez attentif à d’éventuelles évolutions : le sujet reste sensible, et des recours ne sont pas écartés.




